Tout a commencé en mars 2006 par une dispute, une histoire de gamins dans notre classe de première qui a créé des tensions au sein de notre groupe d'amis. Passons les détails. Alexandre et moi n'étions alors que des confidents. Je n'allais pas très bien et il me réconfortait tous les soirs sauf que suite aux histoires de notre groupe, je ne sais plus exactement pourquoi, il m'a fait la tête et ne voulait plus me voir. J'en ai été malade à l'idée de le perdre et j'ai alors réalisé que je tenais plus à lui que ce que je voulais croire. De peur de le perdre j'en ai dit plus sur mes sentiments sans trop m'en rendre compte. Et les choses sont devenues différentes. J'ai regagné sa confiance et lui a fait chavirer mon coeur avec des messages plein de tendresse.
Je crois que pour raconter comment ça a démarré entre Nous, rien de tel que mes propres mots. 28 Mars 2006, alors que notre lycée était bloqué Alexandre et deux amis sont venus me rendre visite, ce qui m'a attiré les foudres de mon père. Ils ont bravé le vent et la grêle pour venir passer du temps avec moi et me changer les idées. L'après-midi passe et nous nous posons chez moi.
"Je me plante face à lui, inquiète. Il lève la tête, je fixe mon regard dans le sien. Longtemps. Ses yeux sont clair, je ne l'avais jamais remarqué. Je suis très forte à ce jeu. Je vais gagner, comme toujours. Il ne bouge que pour respirer. Il est fort lui aussi. Ses yeux n'ont pas de couleur précise. Je n'arrive pas à les caractériser. Comme lui en fait. Décidément il ne lâchera pas. J'ai l'impression qu'il ne fait aucun effort. Il me regarde comme jamais on ne m'avait regardée. Je faiblis, il est beau. Je suis nerveuse. Il ne bronche pas. Je suis mal à l'aise. Il me regarde encore. J'ai envie de le toucher, je veux l'embrasser. Il devine ma faiblesse. C'en est trop, je lui accorde la victoire. [..] Je n'avais pas envie de parler. J'étais obsédée par ces yeux mi-bleus mi-verts et ces lèvres roses. Je savais, je le sentais. J'aimais cette atmosphère lourde, mystérieuse et pleine de silence. Pas besoin de se parler: tout était dit."
Le bus de retour ne les a pas attendus. Le baiser d'aurevoir était Notre premier baiser d'amour. Le second bus est tombé en panne. Alexandre est rentré chez lui sous la pluie, à 21h ce soir là.
Mais c'est vers 18h30 que l'histoire à commencé.